Jevous trouve un charme fou - Label: [PIAS] Recordings Belgium - Tracks count: 0 VidĂ©oTikTok de Freddy (@freddydrall) : « Je vous vois😉😉 ». Je vous trouve un charme fou. Jeregarde en arriĂšre, je vous vois Em Les yeux vers la terre, je vous vois Am MĂȘme le nez en l'air, je vous vois G Je regarde la mer, je vous vois [Verse 2] C Sur la route cĂŽtiĂšre, tout en bas Em Au Jevous trouve un charme fou (87 BPM) (Hoshi, GaĂ«tan Roussel, 2018) 1 D F#m Je regarde en arriĂšre, je vous vois Les yeux vers la terre, je vous vois Bm A MĂȘme le nez en l'air, je vous vois Je regarde la mer, je vous vois D F#m Sur la route cĂŽtiĂšre, tout en bas Au bord de la riviĂšre, je vous vois Bm A D MĂȘme quand tout est noir, je vous vois Et dans la lumiĂšre, je vous vois Cest dans nos cordes 3.77K subscribers Hoshi et GaĂ«tan Roussel RelevĂ© fait Ă  partir de cette version ci dessous : Hoshi - Je vous trouve un charme fou ft. GaĂ«tan Roussel Correction Hoshi - Je Vous Trouve Un Charme Fou (chords) Comment. Preview Add correction. To suggest a correction to the tab: Correct tab's content with proposed changes xLZkxY. 4 Accords utilisĂ©s dans la chanson C, Em, Am, G ← Voir ces acccords pour le BarytonChanger de tonalitĂ© Accords Epingler les accords pendant le scroll Tablature / Chords Chanson entiĂšreFont size A- A A+Album inconnuTonalitĂ© C, G, Am, EmAccordsC EmJe regarde en arriĂšre, je vous vois AmLes yeux vers la terre, je vous vois GMĂȘme le nez en l'air, je vous vois CJe regarde la mer, je vous vois C EmSur la route cĂŽtiĂšre, tout en bas AmAu bord de la riviĂšre, je vous vois GMĂȘme quand tout est noir, je vous vois C Et dans la lumiĂšre, je vous vois G AmJe vous trouve un charme fouGCe petit je ne sais quoi Am Moi qui va me rendre floue G AmJe vous trouve un charme fou GCe petit je ne sais quoi AmMoi qui va me rendre floue C EmJe regarde devant, je vous vois AmLĂ  sur le divan, je vous vois GMĂȘme en noir et blanc, je vous vois CQuand arrive le soir, je vous voisC EmJe regarde en arriĂšre, je vous vois AmJe sors boire un verre, je vous vois GMĂȘme en noir et blanc, je vous vois CJe regarde devant, je vous vois G AmJe vous trouve un charme fouGCe petit je ne sais quoi Am Moi qui va me rendre floue G AmJe vous trouve un charme fou GCe petit je ne sais quoi AmMoi qui va me rendre floue G AmJe vous trouve un charme fouGCe petit je ne sais quoi Am Moi qui va me rendre floue G AmJe vous trouve un charme fou GCe petit je ne sais quoi AmMoi qui va me rendre floue Aucun commentaire Besoin d'aide, envie de partager une astuce, ou simplement de parler de cette chanson? Commencez la discussion! Chansons que vous pourriez aimer Top Tabs et Accords de Hoshi, ne manquez pas ces chansons! Ta MariniĂšreJe Vous Trouve Un Charme FouA propos de cette chanson Je Vous Trouve Un Charme FouPas d'information sur cette chanson. As-tu repris Je Vous Trouve Un Charme Fou sur ton UkulĂ©lĂ© ? Partage ta reprise! Ajouter une reprise vous craquez sur mon charme fou .... vous avez raison ! je suis Zack, un petit Jack Russel de 11 ans .... et j'ai le droit de prĂ©tendre au bonheur malgrĂ© mon Ăąge. Ce n'est pas un abandon comme ceux de d'habitude, c'est un cri du coeur de mon maĂźtre, qui est cardiaque et qui craint qu'en cas de malheur, je sois placĂ© n'importe oĂč et peut ĂȘtre mal traitĂ©. Alors il a fait appel Ă  l'Association pour me trouver d'aussi bons adoptants que celui que j'ai eu pendant ces annĂ©es..... Je suis un chien parfait, trĂšs gentil, trĂšs calme et oui cela arrive mĂȘme chez les Jacks Russels. Mais j'aime aussi courir, alors je prĂ©fĂšre un jardin. J'adore les caresses et je suis cĂąlin. J'aime tous les humains du plus jeune au plus ĂągĂ©. Euh ..... oui presque parfait .... je dĂ©teste les chats ! Et je prĂ©fĂšre ĂȘtre le seul, car j'ai mes tĂȘtes avec mes congĂ©nĂšres. J'aime jouer et dĂ©truire mes jouets, alors prĂ©voyez en un stock en m'adoptant ! Je suis dans l'Yonne ! Vous voulez que mon bonheur continue auprĂšs de vous, alors contactez Sylvane au 06 38 42 97 07 Il est probable que certaines d’entre vous me prennent pour un fou. Point de problĂšmes pour moi j’assume l’adjectif, et en porte fiĂšrement l’étendard. Car Ă  mon sens, la vie ne prĂ©sente de sens que si elle revĂȘt le contour de celleux qui osent porter de folles idĂ©es, au mĂ©pris des conventions et des regards, Ă  contre-courant des tendances dont on voudrait parfois souvent nous imposer le diktat, comme la mode tend Ă  imposer les siens propres. Avant de vous prĂ©senter cette jeune » artiste qui fait aujourd’hui son apparition impromptue sur la scĂšne musicale, je vous avouerai qu’il y a encore douze jours, je ne la connaissais pas, au contraire des dizaines de milliers de followers qu’elle arbore sur Instagram. Il a suffi d’un samedi soir pour tout faire basculer. La minute vie de RĂ©mi – que vous affectionnez tant, je l’espĂšre – c’est maintenant J’étais donc en soirĂ©e parisienne lorsque nous dĂ©cidĂąmes avec mes amies, de nous rendre Ă  la Nuit Blanche, Ă©vĂšnement annuel et automnal emblĂ©matique de la vie culturelle et nocturne de la capitale. Il Ă©tait alors 23h45 et la pluie battait son plein. AprĂšs deux excursions avortĂ©es et surtout m’ĂȘtre bien pris la flotte », je me dĂ©cidais Ă  Ă©courter ma Saturday Night Fever, la mort dans l’ñme ou presque, tellement j’étais trempĂ© de la tĂȘte aux pieds et des pieds Ă  la tĂȘte, et Ă  rentrer dans mon humble demeure, oĂč je m’empressais de me faufiler sous un plaid et d’allumer ma tĂ©lĂ©vision, destination France 2 et le duo Ruquier/SalamĂ©. On est en direct touchait alors Ă  sa fin. Sur le plateau, Cyrielle Clair faisait revivre Marlene Dietrich, tandis qu’à ses cĂŽtĂ©s se tenait une artiste pimpante et flamboyante, nommĂ©e HĂ©lĂšne in Paris. NĂ©e HĂ©lĂšne Benhamou le 21 dĂ©cembre 1955 Ă  MeknĂšs Maroc dans une famille aisĂ©e, elle arrive en France Ă  l’ñge de treize ans. Celle qui se dĂ©finit comme une femme Ă  sept ou huit ou neuf ou dix vies » mĂšne sa scolaritĂ© dans un grand Ă©tablissement de la capitale, avant d’obtenir une maĂźtrise de gestion Ă  l’UniversitĂ© de Paris-Dauphine, tout en enchaĂźnant les soirĂ©es chez RĂ©gine. En 1980, alors ĂągĂ©e de 25 ans, elle dĂ©cide alors de filer outre-Atlantique, direction les Etats-Unis, oĂč elle s’installe Ă  Los Angeles. En Californie, elle créé sa propre marque de mode, Pistachios, qui rencontre un grand succĂšs. Elle ouvre alors plusieurs showrooms Ă  travers les Etats-Unis, de Los Angeles Ă  New York, en passant par Dallas ou Miami. Changement de cap dix ans plus tard suite Ă  un mariage déçu, direction la CĂŽte Est cette fois, et plus prĂ©cisĂ©ment New-York, oĂč HĂ©lĂšne ouvre une grande boutique de dĂ©coration, À la maison, sur la trĂšs rĂ©putĂ©e Madison Avenue. Nouveau succĂšs pour la frenchy, dont l’entreprise devient l’adresse fĂ©tiche des stars. Elle devient mĂȘme chroniqueuse dans Today, l’émission matinale de NBC, aux cĂŽtĂ©s de la lĂ©gendaire Katie Couric, et prĂ©sente Home Shopping Network, l’occasion pour elle de vendre ses propres collections. CrĂ©dits photographiques Quelques annĂ©es plus tard, dĂ©stabilisĂ©e par les attentats du 11 septembre 2001, un nouveau dĂ©fi s’ouvre Ă  notre femme de dĂ©fis redĂ©corer entiĂšrement un appartement Ă  Londres. Cap sur l’Angleterre donc, oĂč elle s’installe pour mener Ă  bien cette mission, une nouvelle fois avec succĂšs. Elle est dĂšs lors chargĂ©e de plusieurs chantiers, qu’elle suit dans l’ensemble du monde, de BahreĂŻn Ă  Moscou, en passant par Doha. C’est ainsi qu’en 2011, elle créé le groupe Benhamou designs, chargĂ© de la dĂ©coration d’intĂ©rieur de maisons et d’appartements de particuliers et de grands hĂŽtels, avec des bureaux implantĂ©s Ă  Londres, Sydney et Dubai, ce avant que de grandes marques comme Dior ou Gucci ne lui confient l’organisation d’évĂšnements mondains. En 2019, aprĂšs plus de trente annĂ©es passĂ©es loin de Paris, elle dĂ©cide de faire son grand retour dans la capitale, dont elle retombe amoureuse, craquant sur un somptueux appartement de la cĂ©lĂšbre rue de Rivoli, non loin du MusĂ©e du Louvre et face au Jardin des Tuileries. Elle s’y installe en fin d’annĂ©e, et fait de son habitat une vĂ©ritable galerie d’art oĂč s’entrecroisent oeuvres de design, peintures et sculptures. Mars 2020. Une chape de plomb s’abat sur la planĂšte entiĂšre. Un virus nommĂ© covid-19 met le monde Ă  l’arrĂȘt. C’est alors le temps du confinement. Face Ă  l’ennui, et dĂ©cidĂ©e Ă  Ă©gayer ses amies dĂ©primĂ©es pendant cette pĂ©riode inĂ©dite, cette inĂ©narrable optimiste, qui n’avait jusqu’alors pas conscience de son talent de chanteuse, dĂ©cide alors de piocher dans son vaste dressing riche en robes d’allure et d’envergure, et de rĂ©aliser ses propres vidĂ©os musicale. Devant le nombre plĂ©thorique d’oeuvres d’art qui peuple son appartement, elle se met en scĂšne de façon humoristique, et avant tout en chansons. Le succĂšs devient viral. Les commentaires sont extrĂȘmement dithyrambiques, les spectateursrices comblĂ©s de joie et emplis d’énergies positives en redemandent, et c’est ainsi qu’HĂ©lĂšne continue d’enregistrer ponctuellement des vidĂ©os une fois le dĂ©confinement proclamĂ©. C’est alors que la riche femme d’affaires, devenue une star des rĂ©seaux sociaux, est encouragĂ©e par une amie Ă  enregistrer une chanson. Quelques semaines aprĂšs, la voilĂ  alors en studio d’enregistrement pour son premier single. Autoproduit, Just Be You est dĂ©voilĂ© sur YouTube le 15 septembre 2020 et compte Ă  jour plus de 100 000 vues. Love life and no routinePassion is your gasolineLa vie est belle, just play againLove life and no routineMa chemise, your gasolineYou have the fire in youSo just be youJust Be You – septembre 2020 Être bourgeoise bohĂšme ou mondaine, l’important est d’ĂȘtre soi-mĂȘme »La vie est belle – dĂ©cembre 2020 Just Be You est un hommage direct aux comĂ©dies musicales de Broadway des annĂ©es 50-60, avec ce qu’il contient de dĂ©licieusement kitsch et intemporel Ă  la fois, tout en nous emplissant d’ondes positives. Dans ce titre, HĂ©lĂšne – dont l’un des films fĂ©tiche est Ă©trangement My Fair Lady de George Cukor avec Audrey Hepburn – nous invite ni plus ni moins Ă  ĂȘtre nous-mĂȘmes et nous laisser emporter par notre passion. Aimons la vie et disons non Ă  la routine tel est le leitmotiv qu’elle n’a eu de cesse de suivre tout au long de sa vie et qu’elle nous invite Ă  nous appliquer Ă  nous-mĂȘmes. Pas Ă©tonnant alors qu’à l’approche des fĂȘtes de NoĂ«l, alors que la France s’apprĂȘte Ă  vivre au rythme du couvre-feu et de nouveaux confinements dans les mois suivants, HĂ©lĂšne adapte son titre en version française sous le titre La vie est belle. – Votre devise ?– Dream big ! » Il faut rĂȘver grand. Le rĂȘve, c’est le point de dĂ©part de la suite. J’ai toujours rĂȘvĂ© grand et l’idĂ©e est d’atteindre cet objectif, c’est la richesse de la vie. La passion est mon essence, ce Ă  quoi je travaille tous les aux Filles de Paname, 11 octobre 2020 Peu Ă  peu, mĂ©dias et rĂ©seaux sociaux s’emballent, tandis que le public en redemande. C’est ainsi qu’un an plus tard, elle publie un nouveau titre. Dans la droite lignĂ©e musicale de ses deux prĂ©cĂ©dents titres, HĂ©lĂšne nous propose cette fois My Big Love Affair, ou l’histoire de son retour dans la capitale française. Paris y apparaĂźt comme une ville dont elle retombe amoureuse aprĂšs plusieurs annĂ©es de tensions et de tumultes dans leur relation. À l’instar d’Emily in Paris, la cĂ©lĂšbre sĂ©rie Netflix, c’est une vĂ©ritable dĂ©claration Ă  la Ville LumiĂšre qu’elle nous livre, du Jardin des Tuileries aux Colonnes de Buren, en passant par les mythiques toits surplombant la capitale. Je suis revenue parfois et tu m’as ouvert les brasPuis je suis repartie oui, et ainsi va la vieJe ne regrette rien, non, no i have no regretsBut my real love, is not in New York, nor London or LAMy Big Love Affair – septembre 2021 Il y a quinze jours de cela, HĂ©lĂšne in Paris se produit pour la premiĂšre fois en live Ă  la tĂ©lĂ©vision française avec son dernier titre sur le plateau de Laurent Ruquier et LĂ©a SalamĂ©. Ne manque plus qu’un premier album, et le tour sera jouĂ© ! **** Je disais donc que ma proposition Ă©tait folle, et probablement au moins aussi folle que l’aventure dans laquelle s’est lancĂ©e HĂ©lĂšne in Paris. Dans son extravagance et sa hauteur en couleurs, HĂ©lĂšne est une reine, une diva, qui s’offre aujourd’hui un cadeau avec cette expĂ©dition musicale Ă  contre-courant de tout ce qu’elle a accompli jusqu’alors dans sa vie. HĂ©lĂšne ose, HĂ©lĂšne n’a peur ni des regards ni des jugements, et surtout elle n’a pas peur, Ă  prĂšs de 66 ans, de se lancer dans l’inconnu. À travers le personnage d’HĂ©lĂšne in Paris, je pense Ă  Florence Foster Jenkins. Riche hĂ©ritiĂšre, Ă©pouse de mĂ©decin, cette personnalitĂ© s’était construite une carriĂšre de cantatrice grĂące Ă  sa fortune
 sauf qu’elle chantait faux. L’aventure de notre hĂ©roĂŻne du jour est en ce sens un vĂ©ritable plaisir qu’elle peut se permettre financiĂšrement de vivre, avec une diffĂ©rence notable toutefois – et non des moindres HĂ©lĂšne est pĂ©trie de talent. HĂ©lĂšne chante, et elle chante trĂšs bien. Qu’elle l’ait ignorĂ© pendant de si longues annĂ©es m’est juste inconcevable, tellement l’évidence est lĂ . L’univers d’HĂ©lĂšne in Paris, c’est celui des lumiĂšres de la capitale qui brillent de mille feux et Ă©blouissent le monde entier. C’est celui de ces comĂ©dies musicales mythiques et lĂ©gendaires qui nous mettent des Ă©toiles dans les yeux et nous plonge dans la magie de l’imaginaire, celui-lĂ  mĂȘme qui nous emplit d’ondes positives et nous rĂ©chauffe le coeur. C’est celui des paillettes, de celles qui nous font dĂ©coller dans un autre monde et oublier notre quotidien, qui n’a souvent rien d’un long fleuve tranquille, Ă  l’instar de la vie. HĂ©lĂšne est une star nĂ©e. HĂ©lĂšne est une Ă©toile. HĂ©lĂšne brille autant que la Ville LumiĂšre. HĂ©lĂšne est irrĂ©sistible. HĂ©lĂšne est so frenchy, avec la pointe d’accent si charmante qu’elle arbore lorsqu’elle s’empare de la langue de Shakespeare. HĂ©lĂšne me fait craquer, tant de par son talent que sa personnalitĂ©, d’une innommable sympathie et ĂŽ combien solaire. Bref, je suis tombĂ© sous le charme d’HĂ©lĂšne, et la voir sur la scĂšne d’Eurovision France serait un cadeau digne de ces grands paquets dorĂ©s et enrubannĂ©s que l’on voit dans les films hollywoodiens, et dont sortent de belles surprises. Celle-ci s’appelle HĂ©lĂšne in Paris, et outre le vĂ©ritable crush que j’ai pour elle, j’éprouve Ă©galement une sincĂšre admiration pour l’audace qu’elle a de se lancer dans la plus folle et la plus incroyable des aventures Ă  cette Ă©tape de sa vie. Respect Madame. Et vivement l’album ! **** Je ne rĂ©siste Ă©videmment pas au plaisir de partager avec vous la derniĂšre cover d’HĂ©lĂšne. CrĂ©dits photographiques page Facebook officielle d’HĂ©lĂšne Benhamou dite HĂ©lĂšne in Paris Mardi matin, quand nous avons mis le cap vers le sud, il faisait un froid de canard surpris par l’hiver. Nous avons d’ailleurs vu un peu de neige le long de la 401, en Ontario. Je ne vous le souhaite pas, mais il devrait y en avoir bientĂŽt sur le QuĂ©bec. Pourtant, on s’en foutait un peu, car on savait que, dans quelques jours, nous pourrions faire sauter manteau, gants, bonnet et Ă©charpe. Si nous avions eu la chanson de Charlebois dans notre iPod, nous l’aurions fait jouer. Demain lÂŽhiver, je mÂŽen fous. Je mÂŽen vais dans le sud, au soleil, Me baigner dans la mer Et je penserai Ă  vous En plantant mes orteils dans le sable doux. Nous nous sentions le cƓur lĂ©ger. Pourtant, un peu plus tĂŽt, en allant dire au revoir Ă  nos amis Daniel et Louise, nous avons tous les quatre vĂ©cu un grand moment d’émotion. C’est comme si nous avions pris conscience, d’un coup, que nous ne nous reverrions pas avant un an et demi, ou 18 mois, ou 546 jours. Comptez-le n’importe comment, c’est Ă©norme! Nous sommes heureux de partir, mais il reste difficile de laisser ceux qu’on aime. Deux jours plus tĂŽt, nous Ă©tions allĂ©s faire une derniĂšre visite Ă  Étienne, Ă  Marie-France et aux petits-enfants. Quand nous reviendrons, Gabriel aura presque 12 ans et Laurence, 10 ans. Je crois qu’ils ne se rendent pas compte Ă  quel point nous serons absents longtemps. Bonne route, mauvais resto Le premier jour s’est bien dĂ©roulĂ©. La grande bleue a avalĂ© cinq cents kilomĂštres en six heures. Il n’y a eu qu’un petit pĂ©pin, aux douanes, oĂč nous nous sommes engagĂ©s du cĂŽtĂ© des camions. Le douanier amĂ©ricain m’a fait la leçon, me faisant jurer, deux fois plutĂŽt qu’une, de ne jamais recommencer. Mais cette erreur avait un avantage. Bien au chaud et haut perchĂ©, le douanier des camions n’avait pas du tout envie de sortir de sa cabine. Il s’est donc contentĂ© d’enregistrer nos passeports et de vĂ©rifier mon permis de conduire. Pas de fouille indiscrĂšte dans l’autocaravane comme les fois prĂ©cĂ©dentes. Le soir venu, nous sommes allĂ©s dans un hĂŽtel plutĂŽt que dans le parc-autos d’un Wal-Mart. Primo, parce que notre vĂ©hicule Ă©tait encore hivernisĂ©. Secundo, parce qu’il faisait vraiment froid. L’ennui, ce n’est pas le coĂ»t de l’hĂŽtel, mais le fait qu’il faut manger au restaurant. Et au pays de la malbouffe, c’est presque toujours l’aventure pour deux Ă©picuriens. Nous sommes d’abord entrĂ©s dans une pizzĂ©ria. C’était bruyant et les grosses pizzas Ă  l’amĂ©ricaine n’étaient pas ragoĂ»tantes. J’ai dit Ă  Lise Allons ailleurs.» Nous avons fini par trouver, pas trop loin de l’hĂŽtel, un restaurant qui avait l’air pas trop mal. De fait, la soupe Ă©tait bonne. Mais le poulet Ă  la grecque» trempait dans une Ă©paisse sauce au citron et Ă  l’ail. À l’ail surtout. Il y en avait tellement que ça tuait tout le reste. Quant au vin italien, il Ă©tait pĂ©tillant, plutĂŽt sucrĂ© et peu alcoolisĂ©. Il n’avait qu’une qualitĂ© son prix, 18$ pour la bouteille. AussitĂŽt ressortis, nous sommes entrĂ©s dans une Ă©picerie pour acheter deux yaourts, que nous avons mangĂ©s Ă  la chambre. Ils contenaient trop de sucre et pas assez de gras. Mais c’était quand mĂȘme mieux que le souper. Et il nous restait du chocolat noir. Aux antipodes du QuĂ©bec et de l’Italie Nous roulons depuis quelques jours sur les routes amĂ©ricaines. Comme c’est agrĂ©able! D’abord, il n’y a pas tous ces nids-de-poule qui rendent la conduite si chaotique au QuĂ©bec. Il y a quelques exceptions, il est vrai. La 81, au niveau de la Pennsylvanie, rappelle par moments les routes tiers-mondistes de la Belle Province. Mais dans l’ensemble, la chaussĂ©e est aussi douce pour les pneus que pour les oreilles et le postĂ©rieur. En gĂ©nĂ©ral, les haltes ne manquent pas. Elles sont jolies, propres et ne sentent pas le pipi. Comme les nĂŽtres, par contre, le cafĂ© y est infect. De ce point de vue, on est loin de l’Italie, oĂč l’espresso et le cappuccino sont partout dĂ©licieux, mĂȘme le long des autoroutes. En revanche, contrairement Ă  l’Italie, les conducteurs amĂ©ricains ne se prennent pas pour des pilotes de formule 1. Sur les highways» de l’oncle Sam, tout le monde roule Ă  peu prĂšs Ă  110 km/h, une belle vitesse pour un caravanier. Personne ne vous double comme si vous Ă©tiez arrĂȘtĂ©s et Ă  peu prĂšs personne ne zigzague d’une voie Ă  l’autre. Les choses se compliquent un peu quand on traverse de grandes agglomĂ©rations, oĂč les routes s’élargissent Ă  quatre ou cinq voies. Il arrive que des mĂ©mĂ©s frisĂ©es roulent au ralenti au beau milieu, forçant les uns et les autres Ă  les doubler, qui sur la droite, qui sur la gauche. Mais comme je l’écrivais il y a quelques annĂ©es lors de la traversĂ©e de Houston, cet impressionnant ballet sans chorĂ©graphe n’est qu’apparemment chaotique. Un petit coup de frein par ci et un petit coup d’accĂ©lĂ©rateur par lĂ  et voilĂ  que chaque vĂ©hicule trouve sa place et tient bien son rĂŽle. C’est vachement cool!» diraient les Cousins. C’est d’autant plus cool» que La grande bleue, comme tous les sprinters Mercedes sans doute, se conduit tellement bien. Le moteur ronronne, gravissant les cĂŽtes sans mĂȘme avoir besoin de rugir. La tenue de route est impeccable. MĂȘme dans le vent, il est facile de garder le cap. Les siĂšges sont confortables. La vision est parfaite. Ajoutez Louis Armstrong chantant What a Wonderful World, comme on l’a fait cette semaine, et c’est le bonheur. Eh oui, le bonheur est sur la route. OpĂ©ration dĂ©shivernisation Le troisiĂšme jour, aprĂšs deux jours d’hĂŽtel, nous nous sommes enfin arrĂȘtĂ©s sur un camping prĂšs de Bristol, au Tennessee, Ă  1 500 kilomĂštres de MontrĂ©al. SitĂŽt arrivĂ©s, nous nous sommes lancĂ©s dans la dĂ©shivernisation. Comme nous n’avions pas rĂ©alisĂ© cette opĂ©ration depuis presque trois ans, nous avons butĂ© sur quelques dĂ©tails. D’ailleurs, je n’ai toujours pas rĂ©ussi Ă  changer le filtre Ă  eau. J’ai eu beau forcer comme un diable, le couvercle a refusĂ© de s’ouvrir. Comme il est en plastique, j’ai eu peur de le casser. Mais peut-ĂȘtre ai-je juste essayĂ© de le dĂ©visser du mauvais cĂŽtĂ©. Bof! Je me suis dit magnana». Je me suis plutĂŽt mis au souper. Au menu les spaghettis Ă  la Paolo. AccompagnĂ©s d’un petit vin de Californie trouvĂ© chez Wal-Mart, c’était dĂ©licieux. De quoi nous faire oublier l’horrible poulet Ă  la grecque» mangĂ© deux jours plus tĂŽt. Lise vous fait ses amitiĂ©s. À samedi prochain.

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